Bruxelles donne son feu vert au rachat de DoubleClick par Google
LOCAL/2008-03-11Au terme d'une enquête qui aura duré plus de quatre mois, la Commission européenne a donné son feu vert au rachat de la société américaine de publicité ciblée en ligne DoubleClick par le géant américain Google, mardi 11 mars, estimant que les deux entreprises "n'exerçaient pas de fortes pressions concurrentielles sur leurs activités mutuelles [la publicité en ligne] et ne pouvaient donc pas être considérées comme des concurrents". Avec cette décision, les autorités européennes de la concurrence écartent donc tout risque de "pratiques anticoncurrentielles" et de "préjudices aux consommateurs" qui pourraient découler de ce rachat de 3,1 milliards de dollars (2,12 milliards d'euros) annoncé en avril 2007. Elles s'alignent également avec les Etats-Unis, qui l'avaient autorisé sans y poser aucune condition.
CRAINTES SUR UNE ÉVENTUELLE EXPLOITATION DES DONNÉES NUMÉRIQUES
La Commission européenne a conclu que cet accord ne donnerait pas un pouvoir excessif à Google, contrairement à ce qu'affirmaient les détracteurs de ce rapprochement. Dans son communiqué, elle souligne notamment que d'autres géants d'Internet, comme Microsoft, Yahoo! et AOL, possèdent des alternatives "crédibles" pour placer des publicités en ligne.
Pour ce qui est des consommateurs, et la crainte de l'exploitation de leur données privées dans cette nouvelle configuration, Bruxelles ne s'est pas prononcé. En effet, avant même d'examiner le rachat, la Commission européenne avait exclu la question de son examen, s'estimant incompétente sur ce point. Sa décision repose exclusivement sur l'aspect économique du rachat.
Fondé en 1996, DoubleClick est une des plus importantes sociétés de publicité ciblée en ligne, agissant comme intermédiaire entre annonceurs et éditeurs sur la Toile et organisant le placements de bannières sur les pages. Elle est détenue en majorité depuis 2005 par le fonds de capital-investissement Hellman & Friedman. Ce dernier l'avait acquis pour 1,1 milliard de dollars en dettes et en actions.
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